Voilà, je me devais de voir ce célèbre film de cannibales. Verdict... Il est extrêmement difficile d'expliquer un film comme Cannibal Holocaust. Oui, le film de Ruggero Deodato est aussi immonde qu'on le laisse entendre. Ce n'est pas tant le gore que la violence sexuelle qui m'a déçu et énervé, car elle n'a aucun intérêt, qu'il soit artistique ou scénaristique. Cannibal Holocaust est un film que l'on voit pour tester ses limites, qu'on regarde sans vraiment savoir quoi en penser, qu'on peut vénérer ou haïr pour les mêmes raisons... Et personnellement, je n'ai pas du tout aimé. Non seulement ennuyeux, ce film va loin dans l'exagération avec les tristement célèbres massacres animaliers (tortue, rat, cochon,...) qui ajoutent une dose d'insoutenable à la chose. L'ambiance très glauque qui se dégage du film m'a fortement déplu, on atteint réellement une limite dans le genre horrifique. Regarder ce film en étant habitué aux films d'horreur, c'est un peu comme regarder des films pornographiques et tout d'un coup regarder un film pédophile. C'est au-delà de ce que l'on voit habituellement, et c'est au-delà des limites qu'on se fixait inconsciemment. Ruggero Deodato dépasse, pulvérise les limites du genre, propose un film glauque, une aberration cinématographique, un chef-d'oeuvre macabre, une expérience sans égale. Un film dont il faut voir ne serait-ce qu'une moitié, comme je l'ai fait (je ne cache pas mon manque d'envie à voir la fin), pour le geste. Un film que l'on met du temps à digérer et à comprendre, que je continue de détester des mois après l'avoir vu, mais dont il faut bien reconnaître qu'un petit "quelque chose" qui s'en dégage. Âmes sensibles, s'abstenir, bien entendu.




