Zombie de George A. Romero

Zombie de George A. Romero
Les morts-vivants envahissent le monde. Alors que Philadelphie succombe à l'invasion des mangeurs de chair, une journaliste et son petit ami pilote d'hélicoptère, accompagnés de deux militaires, vont tenter de s'enfuir. Ils se posent après plusieurs heures de vol sur le toit d'un grand complexe commercial. Dans celui-ci, seules quelques silhouettes déambulent dans les galeries. Comprenant qu'il serait facile de s'approprier la totalité du centre, le petit groupe va s'arranger pour bloquer les entrées. Alors que le nombre de zombies à l'extérieur augmente sans cesse, à l'intérieur la situation s'organise petit à petit...

Zombie est une œuvre q
ue l'on oublie pas. Emblème du cinéma d'épouvante de la fin des années 70, le film de George A. Romero est aujourd'hui salué par les fans du genre comme le must-have-seen du film de morts-vivants. Le métrage, alliant horreur à critique de la société de consommation, atteint parfaitement son but : reprenant les morts-vivants du précédent opus de 68 La Nuit des Morts-Vivants, le film se permet des scènes gores pour le moins réussies, Tom Savini oblige. On a droit à des décapitations, des explosions de têtes, du sang, des morts, beaucoup de festins cannibales, des éventrations... Le film va même encore plus loin dans l'horrible lors d'une scène de fusillade de deux enfants zombies, un moment qui a dû retourner plus d'une personne au comité de censure cette année-là! Bref, d'entrée de jeu, on nous annonce la couleur. Les maquillages sont malheureusement peu convaincants, et c'est là que le bât blesse : Tom Savini l'avoue d'ailleurs lui-même au cours d'une interview, il a honte du faux sang de Zombie. En effet, le sang se résume à de la peinture rouge vaguement orangée parfois, mais ceci étant monnaie courante pour ce genre de films à l'époque on ne s'attardera pas vraiment dessus... C'est surtout dans les maquillages faciaux que le point faible du film réside : les zombies, loin d'être pâles ou décomposés comme ils peuvent l'être dans d'autres films, sont bleus (selon plusieurs sources, ça n'a rendu comme ça qu'une fois à l'écran car en vrai ils n'étaient pas bleutés comme ça)... Les adeptes de Romero pardonneront, le public plus fermé acceptera moins facilement. Le scénario quant à lui est simple, mais permet au long des deux heures du film de développer énormément les personnages entre deux raids contre les zombies. L'interprétation est efficace, malheureusement les doublages de l'époque étaient toujours les mêmes et peuvent en rebuter plus d'un qui leur préféreront les voix de la version originale. Gaylen Ross se détache du lot, entrant parfaitement dans la peau de Frannie. Le maquilleur Tom Savini, décidément polyvalent, est également un des acteurs en la personne du meneur des motards, réalisant quelques cascades lui-même. La musique est tout à fait dans l'époque du film, avec synthé et tout ce qui va bien, mais offrant aussi une bande-son des Goblins de qualité comme à chaque fois (quoiqu'un peu répétitive parfois), permettant d'ajouter un soupçon d'angoisse lors de certaines scènes où les zombies arrivent en masse, lentement, vers un humain... La critique de la société de consommation passe facilement : qui sont ces zombies qui déambulent dans le centre commercial ? On y voit la métaphore des acheteurs, qui reviennent au centre commercial car ils n'ont fait que ça toute leur vie et gardent cette habitude pendant leur mort : la critique pourrait quasiment passer inaperçue mais elle est d'autant plus forte qu'elle n'est pas du tout un bourrage de crâne comme on a le droit dans certains films. Le final du film est difficile à classer en tant que fin heureuse ou malheureuse tant celle-ci s'avère mitigée, même si elle reste quand même très pessimiste globalement. Un film phare d'une époque donc, mais aussi un monument du film d'horreur qui ne demande qu'à être visionné ! Laissez-vous tenter ! =)

# Posté le vendredi 15 juin 2007 06:33

Modifié le mardi 14 août 2007 06:10

The Thing de John Carpenter

The Thing de John Carpenter
Dans une base en Antarctique, une douzaine de chercheurs sont attaqués par une mystérieuse créature qui peut prendre l'apparence de ceux qu'elle mange... Qui est la Chose ? Où se cache-t-elle ? Un véritable combat s'engage... Tandis qu'une tempête approche de la base, il reste quelques heures au groupe pour découvrir et anéantir la Chose...

Con
sidéré, avec Halloween, comme l'un des chef-d'œuvre de John Carpenter, The Thing est une réussite des plus brillantes en matière d'horreur. D'emblée, le contexte est très intéressant : le film s'oriente plutôt vers le huis-clos car à partir du moment où la situation dégénère, l'équipe ne quitte plus l'angoissante base prise en pleine tempête. S'en suivent les interrogations qui naissent dans l'esprit des personnages, mais aussi, et c'est un des points forts du film, dans l'esprit du spectateur ! On est totalement pris dans cette histoire, de telle manière que l'on se demande sans cesse « Mais qui est la Chose ? » et que l'on commence à soupçonner les personnages ! Personnages d'ailleurs portés par une interprétation très bonne, menés par un Kurt Russel au sommet de son art, dans le rôle de McReady. Les effets spéciaux sont d'autant plus impressionnants qu'ils sont tout à fait crédibles et réservent quelques belles scènes qui resteront gravées dans toutes les mémoires! La scène de la réanimation, pour ne citer qu'elle, est absolument hallucinante. Les effets pyrotechniques qui s'en suivent sont également à la hauteur. Si cette séquence de la réanimation est terrible, il faut dire quand me que toutes les transformations de la Chose le sont, et à chaque fois c'est un vrai festival sanglant. Mais si l'on évoque les snes plus impressionnantes, il faut aussi parler des scènes où la tension atteint son paroxysme, comme dans le passage du test sanguin où le suspens est à son maximum ! Un film qui altère donc entre moments « chocs » et moments de stress pour le plus grand plaisir du spectateur, ces scènes étant habilement transportées par la réalisation de John Carpenter. Car oui, John Carpenter est considéré comme un des maîtres de l'horreur et ici il ne faillit pas à sa putation : laalisation est absolument excellente et c'est un vrai plaisir. Fans de la réalisation de Ridley Scott dans Alien premier du nom, réjouissez-vous ! Si vous aimiez les couloirs fantomatiques du Nostromo, vous adorerez ces corridors mystérieux qui traversent la base, filmés comme un vaisseau fantôme ; vous adorerez également les travellings à travers les couloirs, le jeu des ombres, et les nombreux fondus qui parsèment l'œuvre. Le scénario est certes inquiétant, mais avec ce genre de réalisation, c'est carrément l'extase. Mais que serait une bonne réalisation sans une bonne musique ? Ici, on met les petits plats dans les grands : oui, c'est Ennio Morricone qui s'occupe de la musique, et les angoissantes pulsations du thème principal ne quitteront plus votre esprit après les avoir entendues. Que pourra-t-on reprocher à ce film ? Peut-être le dernier affrontement, un petit peu grand-guignolesque avec une bestiole de trois mètres de haut... Mais ce point noir est vite oublié face à toutes les bonnes ies et bonnes séquences du film. Alors pour conclure, je ne vous donnerai qu'un conseil : foncez sur ce film !!

# Posté le vendredi 15 juin 2007 06:52

Modifié le samedi 16 juin 2007 07:10

A L'intérieur de Julien Maury et Alexandre Bustillo

A L'intérieur de Julien Maury et Alexandre Bustillo
Sarah est seule chez elle le soir de Noël, la veille de son accouchement. Soudain, une femme habillée en noir sonne à sa porte : elle connaît son nom et demande à entrer sous un prétexte vague... Alors que l'inconnue commence à rôder autour de l'habitation, Sarah comprend le but de la Femme : ce qu'elle veut est à l'intérieur... A l'intérieur d'elle...


Et c'est sur ce pitch audacie
ux que commence l'un des huis-clos horrifiques les plus glauques et les plus ambitieux de ces dernières années. Dans le paysage français du film d'horreur, il est clair qu'il y avait des choses à faire : nous avions certes l'excellent Haute Tension, mais nous attendions avec impatience le prochain réalisateur qui se frotterait au genre. Bingo, ce n'est pas un mais carrément deux réalisateurs, Julien Maury et Alexandre Bustillo (les heureux lecteurs de Mad Movies connaîtront), qui s'y collent... Et avec brio. Le produit à l'arrivée est quasiment au-delà de nos espérances : fans de gore, réjouissez-vous ! Mutilations et meurtres en tout genre sont un des points forts de ce film qui n'aura pas volé sa réputation de film gore, avec ses 400 litres de faux sang visibles à l'écran. Le film commence assez brutalement par un accident de voiture pour continuer plus calmement jusqu'à l'arrivée de la Femme. Alysson Paradis, pour un premier vrai rôle, ne fait pas dans la demie-mesure et nous offre un personnage très intéressant, quoique proche des standards habituels, et le tient jusqu'au bout. Béatrice Dalle est, quant à elle, absolument impressionnante : sombre, dérangée, tourmentée, elle nous offre une performance géniale dans le rôle de la Femme. Les fans de Haute Tension apprécieront, outre l'ambiance tout aussi glauque, le montage et la musique : ils sont respectivement faits par Baxter et François-Eudes Chanfrault, comme pour le film d'Aja. Le huis-clos est extrêmement bien mené : l'action ne bouge pas de ce sympathique pavillon de banlieue, et même si les personnages entrent et sortent (enfin, entrent surtout, sortent rarement) on retrouve toujours les mêmes pièces faiblement éclairées, qui prennent petit à petit un goût d'apocalypse à mesure que les meurtres s'y produisent. De plus, le contexte est connu et c'est d'autant plus agréable : plusieurs allusions au fait que l'action se déroule pendant les émeutes de banlieue de fin 2005, ce qui rajoute vraiment de la crédibilité à l'ouvrage. Crédibilité, peut-être malheureusement un des (petits) points faibles du film : le gore est certes bien fait, mais comment ne pas trouver ça grand-guignol à certains moments ? Là où Aja gérait son gore à la perfection, ici ça peut désamorcer un peu la tension qui règne (mais rien de bien méchant, comme je vous l'ai dit ça reste du très bon gore). Crédibilité aussi, quand Sarah essaie de chercher la Femme pour se venger au lieu de quitter la maison. Mais on passera aisément sur ces petites erreurs pour apprécier le final, très intéressant, dont je ne dévoilerai rien pour ne pas gâcher le suspens. En conclusion, un vrai bon film, une nouvelle date dans le cinéma de genre, et un excellent huis-clos. A voir, de toute urgence !

# Posté le vendredi 15 juin 2007 11:56

Modifié le mardi 14 août 2007 06:17

La Colline a des Yeux 2 de Martin Weisz

La Colline a des Yeux 2 de Martin Weisz
Il y a deux ans, une famille s'égarait dans une ancienne zone d'essais nucléaires au Nouveau Mexique, le secteur 16. Le lendemain matin, la moitié de la famille avait été massacrée. Une semaine plus tard, l'armée était envoyée pour nettoyer la zone. Une surveillance vidéo avait depuis été mise en place. Les raisons de cette surveillance étaient restées secrètes... De nos jours, une équipe de militaires va ravitailler le détachement resté dans le secteur 16. A leur arrivée, le campement est vide... Puis un premier appel de détresse retentit. Les collines sont toujours habitées... Cette année, les plus chanceux meurent rapidement.

Il y a quelques temps, Aja nous proposait ce film
viscéral, tendu, sanglant qu'est La Colline a des Yeux. Remake de l'oeuvre de Wes Craven de 1977, ce survival bien costaud reprenait le scénario de l'original en y ajoutant des idées ingénieuses. Aujourd'hui, c'est Wes Craven qui reprend les choses en main pour signer ce deuxième volet qui n'est pas un remake de La Colline a des Yeux 2 de 1985 (erreur cependant communément admise) mais bien une suite du film d'Aja. Seulement voilà, si le maître de l'horreur s'occupe du scénario, ce n'est pas lui qui réalise. On aurait préféré Craven qui reprend lui-même son bébé, la boucle aurait ainsi été bouclée (il aurait commencé et terminé cette fameuse saga), mais non, ici c'est Martin Weisz qui réalise... D'emblée, un choix qui peut décevoir. Martin ne filme pas mal, non, il sait clairement tenir une caméra, mais pendant certaines scènes, ça tremble un peu trop (ceci dit par moments ça transmet une idée de chaos et ce n'est pas pour déplaire). Cependant le résultat prend une toute autre direction que l'opus d'Aja : ici, c'est fun, décomplexé, on fait du gore sans trop s'intéresser aux personnages qui se font de toutes façons décimer assez rapidement, et on ne voit absolument pas le temps passer. L'action se déroule une bonne partie du film dans les mines (le personnage de Doug y fait un court passage dans le premier volet, et entend d'ailleurs des bruissements derrière lui... Ici on apprend effectivement que des mutants ont survécu dans ces cavernes) : certes, on ne pouvait pas refaire le premier volet à l'identique, mais le village test avait tout de même plus de charisme que ces galeries sombres. L'interprétation est correcte : on préférera tout de même le premier volet à ce niveau-là, car on s'attachait nettement plus aux personnages, mais ne crachons pas sur ces braves militaires qui ne s'en sortent pas si mal. Voilà, c'est surtout de cela que surgit le problème de cette suite : il ne tient pas vraiment la comparaison avec son prédécesseur. Certes, l'orientation prise est différente, mais on sent que cette suite est surtout commerciale, et c'est vraiment dommage. Malgré tout, quelques petites répliques amusantes parcourent le film, notamment dans les pics que se balancent les militaires, et c'est assez sympathique ! Un bon point que ne comptait pas le film original. Quant aux mutants, ce sont des nouveaux mais ils sont toujours aussi fous furieux et ce second volet nous apprend tout de même une chose importante, comment cette famille ne cesse de s'agrandir (mesdames, mesdemoiselles, la suite risque de vous déplaire modérément ^^). Encore ici, on préférait les mutants des collines à ces mutants des mines qu'on finit par ne même pas savoir dénombrer. La bande sonore réutilise habilement les thèmes du film précédent pour le plus grand plaisir des fans qui se sentiront en terrain connu. La fin quant à elle, je n'en dirai pas plus, mais elle est bien dans le style de la saga ! Voilà, un film de divertissement dans lequel on ne s'ennuie pas, assez décomplexé, sanglant, et continuant dans l'optique du premier opus en prenant toutefois une autre orientation, mais qui a un côté commercial et qui n'atteint pas le niveau du film d'Aja. On pourrait penser que c'est un peu dommage qu'on doive se limiter à ce genre de film quand on attendait un digne successeur du premier au niveau de l'ambiance, mais le métrage fait quand même bien son job de divertir jusqu'au bout et comme je l'ai dit plus haut, on ne voit vraiment pas le temps passer. Un film à aller voir pour ceux qui ont apprécié le premier volet et son univers, qui prendront sûrement plus leur pied dans ce second opus que ceux qui n'ont pas vu le premier et qui risqueraient de n'y voir qu'un film d'horreur assez classique comme on peut en voir beaucoup trop chaque année...

# Posté le samedi 16 juin 2007 13:11

Modifié le vendredi 22 juin 2007 10:43

Planète Terreur de Robert Rodriguez

Planète Terreur de Robert Rodriguez
Dans une petite ville du Texas, William et Dakota Block, un couple de médecins, constatent que leurs patients sont soudain frappés par la gangrène et affectés par un regard vide et inquiétant... De son côté, Cherry, go-go danseuse, s'est fait arracher la jambe lors d'une attaque. Wray, son ex-petit copain, veille sur elle. Mais Cherry a beau être au plus mal, elle n'a pas dit son dernier mot. Tandis que les malades se multiplient et deviennent des agresseurs enragés, Cherry et Wray prennent la tête d'une armée destinée à empêcher l'épidémie de se propager...

Planète
Terreur est de ces films pendant lesquels on n'ose pas regarder sa montre une seule fois de peur de voir approcher l'heure de fin de séance. Dès ses premières secondes, avec l'hilarante bande-annonce de Machete, on est happés par l'humour second degré de Rodriguez, par le côté Grindhouse très bien tenu du film. Puis le film commence vraiment (suite à la fausse interdiction aux moins de 18 ans et le fameux écran "Notre grand film de la soirée", que reconnaîtront bien les amateurs de Kill Bill et Boulevard de la Mort), et autant dire qu'on passe une heure quarante-cinq délirante, avec gore outrancier et totalement hyperbolique porté par les maquillages extraordinaires de Gregory Nicotero qui n'épargnent aucun détail (le personnage de Tarantino sera d'ailleurs l'objet d'une scène d'anthologie très amusante et répugnante), scénario plein de trous volontaires (et pas seulement au niveau de la bobine manquante, j'y reviendrai tout à l'heure), personnages décalés et inoubliables (chacun a son charme, du cuisinier obsédé par sa sauce au chirurgien passionné de morbide), situations loufoques et drôles, aberrantes mêmes, toujours inattendues, et d'une efficacité redoutable. Réactions improbables, éludassions, tous les ingrédients d'un faux-mauvais scénario y passent pour le plus grand bonheur des adorateurs de l'humour second degré, sans s'essouffler à un seul instant et ne lésinant pas sur les trouvailles ingénieuses.
L'aspect Grindhouse
du film est lui bien important. Outre le scénario délirant, la réalisation est également bien spéciale : un grain et une image sales qui colle parfaitement à l'esprit du film, esprit d'ailleurs tellement apprécié par le réalisateur qu'il va jusqu'à faire une petite folie qui plaira à tous de par son côté complètement décalé : vers le milieu du métrage, la pellicule brûle, et un message nous informe que la bobine est manquante, et on passe à la suivante... Qui nous envoie dans quelque chose de complètement différent ! Statut des personnages changés, lieu sécurisé soudain sujet à un immense incendie, tout cela sans que l'on sache pourquoi ni comment... Un coup de maître, car cela renforce encore le côté Grindhouse du film et plaira beaucoup au spectateur. Au niveau du travail du réalisateur toujours, on notera la bande son d'excellente qualité, faite par Rodriguez lui-même : un autre bon point du film, avec des rythmes savamment assortis avec les séquences.
L
e casting est exceptionnel et tous les acteurs se surpassent, et c'est agréable d'apercevoir quelques célébrités parmi les second rôles, notamment Bruce Willis et Fergie. Et si leurs personnages, ainsi que les autres, sont aussi mordants, c'est notamment grâce aux répliques du film. Valant leur pesant de moutarde, elles sont vraiment drôles (ou du moins, elles sont dites dans un contexte tel que la réplique provoquera forcément le rire !) et méritent d'être retenues. Rodriguez battant Tarantino sur son propre terrain ? C'est bien possible quand on voit que les répliques de Boulevard de la Mort s'effacent bien vite de notre esprit et qu'il ne nous en reste rapidement plus qu'une ou deux en mémoire. La comparaison entre les deux métrages reste bien entendu difficile à réaliser car extrêmement subjective, les deux films n'appartenant pas au même genre... Cependant on pourra préférer Planète Terreur qui ne contient absolument aucune longueur ou lenteur, détail qui était reproché au volet de Tarantino. Volet de Tarantino qui sera d'ailleurs furtivement relié à celui de Rodriguez par le biais de personnages apparaissant dans les deux films. Dans le registre des liens avec d'autres films justement, à noter quelques discrets clins d'oeil à deux films de zombies dans Planète Terreur, où sont cités par exemple La Nuit des Morts-Vivants de George Romero ou encore L'Enfer des Zombies de Lucio Fulci au travers d'une scène ou d'une réplique, donnant ainsi un film pouvant vraiment plaire autant aux profanes qu'aux connaisseurs.
Rodriguez,
après les déceptions Spy Kids et consorts, ressort l'artillerie lourde qui a fait le succès de Une Nuit en Enfer et nous propose un film aussi copieux qu'un buffet de mariage, un mariage brillamment réussi entre humour et horreur. A dévorer sans en perdre une miette !

# Posté le mercredi 15 août 2007 20:56

Modifié le vendredi 24 août 2007 18:11